Seesmic: les raisons d’un échec.

Dans un précédent billet, j’expliquai, que suite au licenciement de 7 salariés, « Seesmic était presque mort« .

Cette affirmation mérite quelques explications complémentaires afin d’expliquer pourquoi ce concept web se révèle être un échec.

Seesmic est un Twitter vidéo qui permet à chaque utilisateur de disposer de sa propre page et de créer directement des vidéos depuis sa webcam afin de les publier sur le site.

Alors, même si d’une manière générale le concept est bon, celui-ci ne se révèle pas adapté aux équipements et habitudes des internautes. Je vois ainsi 3 raisons à l’échec de Seesmic.

1ère raison:

L’utilisation de ce service nécessite la possession d’une webcam. Or, de nombreux foyers ne disposent pas de cette équipement. Provoquant de ce fait et dès sa mise en œuvre, la limitation du nombre d’utilisateurs potentiels.

De plus, le web permet un certain anonymat que la diffusion de vidéo par Seesmic supprime. Or, Mr Le Meur aime être vu, mais les internautes un peu moins, et cela, je crois qu’il a eu tendance à un peu l’oublier.

2ème raison:

Par nature, l’internaute est un zappeur. Grâce à sa souris, il navigue rapidement et frénétiquement de site en site. L’internaute est ainsi un individu actif.

Seesmic, par son concept, le rend passif et le fait devenir statique, spectateur de l’info qu’il reçoit par le biais des vidéos. Ce site va donc à l’encontre des habitudes des internautes.

3ème raison:

Enfin, même quand Seesmic propose aux internautes d’être actif, les contraintes technologiques rendent le concept inattractif. Car, la démarche de publication d’une vidéo est un processus lourd et contraignant.

Il faut allumer la webcam, préparer son intervention, s’enregistrer, vérifier sa production , l’améliorer si nécessaire pour enfin la publier. Toutes ces étapes demandent un effort à l’internaute qui se révèlent fastidieuses dans le temps, provoquant un désintérêt pour le concept.

Conclusion:

Mise bout à bout, ces 3 faiblesses empêchent Seesmic de devenir un acteur majeur du web et, en ces temps de crise, risque même de le faire couler.

Dans le meilleur des cas, Seesmic deviendra un fantôme numérique, présent sur le web mais à l’influence et à l’impact insignifiant.

En tous les cas, j’ai peur que les 12 millions de dollars investis par les capital risqueurs ne fassent pas de petits…

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Commentaires

  • starkhay  On 21 octobre 2008 at 08:22

    J’espère que tu te trompes. Mais je pense quand même que tu as raison.

    Cela me fait penser aux commentaires vidéos possibles sur certains sites.

    C’est rigolo mais cela reste gadget car lourd à utiliser.

    Dommage pour Seesmic quand même. Souhaitons leur bon courage.

  • Soure  On 29 juin 2009 at 09:36

    L’important est que Le Meur ait pu enfler encore quelques investisseurs au passage

  • bernard  On 4 janvier 2010 at 21:07

    De plus le contenu UGC de type video ne peut être indexé, donc aucun traffic depuis les moteurs, etc. la liste des raisons est encore longue.

    Je pense qu’il ne maîtrise pas assez l’économie du web pour voir qu’une idée ne les respecte pas et donc est vouée à l’échec.

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