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Seesmic, un avenir qui s’assombrit ?

Au regard des derniers mois, tout n’est pas rose pour Seesmic

En effet, après l’échec du concept initial de Seesmic visant à créer une communauté d’internautes interagissant et communiquant entre eux par le biais de la vidéo (les raisons d’un échec), la société de Loic le Meur ne décolle pas non plus avec son application Twitter, Seesmic Desktop

Le graphique suivant, qui fait un analyse des applications bureau pour Twitter, ne parle même pas de Seesmic Desktop.

Ces résultats ne sont donc pas très positifs pour cette entreprise web .

Pourquoi je ne donnerai pas 5 euros à Mobuzz?

Toute la blogosphère est au courant que Mobuzz est en crise.

Pour sauver l’entreprise, les créateurs demandent aux internautes de se mobiliser et de leur donner 5 euros afin d’atteindre un plafond de 120 000 euros qu’il leur permettra de stabiliser les comptes et d’effectuer une levée de fond dans le futur.

Mais bon, en écoutant leur vidéo, je n’ai vraiment pas envie de les aider à cause de certains propos. En effet, aux environs de  1 minute, on entend le présentateur dire qu’ « on est des centaines de milliers à les suivre et que si la moitié des internautes donnait quelque chose, Mobuzz s’en sortirait. »

Voir la vidéo sur Mobuzz en cliquant ici.

Or, pour moi, en prenant la moitié d’une centaine de milliers de personnes, on arrive à 50 000 individus.

Mais lui, pour atteindre 120 000 euros, il table sur 24 000 personnes qui donnent 5 euros plutôt que sur 50 000 personnes qui donneraient 2.5 euros.

Stratégiquement, c’est bizarre. Car, alors qu’il dit avoir  » des centaines de milliers de visiteurs », il préfère demander plus d’argent à moins de personnes que moins d’argent à plus de personnes.

De plus, à la vue de la recherche des internautes sur Google, on se rend compte qu’à part ces derniers jours, Mobuzz stagne durablement et ne parvient pas à prendre son envol.

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De plus, Mobuzz n’a réellement trouvé son public qu’en Espagne et au Mexique.

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Je ne comprends donc pas pourquoi ils s’obstinent à vouloir produire leurs vidéos en 3 langues. A mes yeux, ce sont des dépenses complètement inutiles. En tous les cas, moi, je crois que Mobuzz est bientôt mort, , tout comme Seesmic d’ailleurs.

Wikio: le classement sans queue ni tête.

Le nouvel algorithme Wikio est à mes yeux un échec. Ce classement a en effet perdu toute sa légitimité et sa raison d’être.

Ce verdict peut paraitre sévère mais il est motivé par le fait qu’il a perdu toute sa cohérence.

On voit des montées miraculeuses, des chutes vertigineuses d’un mois sur l’autre.

C’est comme si en football, Lyon passait en une journée de la première à la dernière place.

Un jour, c’est noir, le lendemain c’est blanc.

Pour moi, un classement, c’est quelque chose qui s’inscrit dans la durée, résultant de faits antérieurs ayant leurs propres histoires et raisons.

Or, avec le nouveau classement Wikio, tout peut changer du jour au lendemain, sans raison apparente.

Qui peut m’expliquer clairement pourquoi Accessoweb a gagné une place et Le Journal du Geek en a perdu une?

Alors que le mois dernier, c’était l’inverse?

Quelles en sont les raisons de tant de gain ou de perte de places en l’espace d’un mois?

J’ai une petite réponse sur cette question: la formule de l’algorithme.

Voila la bête:

Je mets au défi quiconque qu’en regardant cette formule, il soit capable de me l’expliquer clairement.

Cette formule ne représente rien et le classement ne représente donc plus rien. C’est du chinois mathématique.

Il n’y a plus rien de concret. J’aimerai réellement voir les résultats mathématiques qui permettent de différencier et de classer 2 blogs l’un par rapport à l’autre (avec une justification compréhensible et simple)

Le classement wikio est devenu le classement de l’abstrait, du non quantifiable…

PS: A titre indicatif, je n’apparais pas dans le classement (et n’y suis jamais apparu) afin de pouvoir garder une certaine liberté d’expression.

En tous les cas, ce classement fait causer. Voir l’article suivant sur 2803

Seesmic: les raisons d’un échec.

Dans un précédent billet, j’expliquai, que suite au licenciement de 7 salariés, « Seesmic était presque mort« .

Cette affirmation mérite quelques explications complémentaires afin d’expliquer pourquoi ce concept web se révèle être un échec.

Seesmic est un Twitter vidéo qui permet à chaque utilisateur de disposer de sa propre page et de créer directement des vidéos depuis sa webcam afin de les publier sur le site.

Alors, même si d’une manière générale le concept est bon, celui-ci ne se révèle pas adapté aux équipements et habitudes des internautes. Je vois ainsi 3 raisons à l’échec de Seesmic.

1ère raison:

L’utilisation de ce service nécessite la possession d’une webcam. Or, de nombreux foyers ne disposent pas de cette équipement. Provoquant de ce fait et dès sa mise en œuvre, la limitation du nombre d’utilisateurs potentiels.

De plus, le web permet un certain anonymat que la diffusion de vidéo par Seesmic supprime. Or, Mr Le Meur aime être vu, mais les internautes un peu moins, et cela, je crois qu’il a eu tendance à un peu l’oublier.

2ème raison:

Par nature, l’internaute est un zappeur. Grâce à sa souris, il navigue rapidement et frénétiquement de site en site. L’internaute est ainsi un individu actif.

Seesmic, par son concept, le rend passif et le fait devenir statique, spectateur de l’info qu’il reçoit par le biais des vidéos. Ce site va donc à l’encontre des habitudes des internautes.

3ème raison:

Enfin, même quand Seesmic propose aux internautes d’être actif, les contraintes technologiques rendent le concept inattractif. Car, la démarche de publication d’une vidéo est un processus lourd et contraignant.

Il faut allumer la webcam, préparer son intervention, s’enregistrer, vérifier sa production , l’améliorer si nécessaire pour enfin la publier. Toutes ces étapes demandent un effort à l’internaute qui se révèlent fastidieuses dans le temps, provoquant un désintérêt pour le concept.

Conclusion:

Mise bout à bout, ces 3 faiblesses empêchent Seesmic de devenir un acteur majeur du web et, en ces temps de crise, risque même de le faire couler.

Dans le meilleur des cas, Seesmic deviendra un fantôme numérique, présent sur le web mais à l’influence et à l’impact insignifiant.

En tous les cas, j’ai peur que les 12 millions de dollars investis par les capital risqueurs ne fassent pas de petits…