Tag Archives: web 2.0

Wikio orphelin

Pierre Chappaz a annoncé sur son blog Kelblog sa mise en retrait du monde du web.

En effet, face aux multiples critiques personnelles qui lui ont été adressées par la blogosphère, Mr Wikio a décidé de se cesser toute activité en rapport avec le net.

Alors, même si les blogeurs n’ont pas eu la peau de Wikio, ils ont provoqué le retrait de Mr Chappaz. Et je trouve cela navrant, car un pays qui casse ses élites, c’est un pays qui régresse.

La France a besoin d’entrepreneur comme lui.

En tous les cas, je tiens à dire que même si je n’aime toujours pas la formule du classement Wikio,  j’apprécie  Wikio et Kelkoo ainsi que l’homme, qui me semble être quelqu’un de très bien.

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Seesmic: les raisons d’un échec.

Dans un précédent billet, j’expliquai, que suite au licenciement de 7 salariés, « Seesmic était presque mort« .

Cette affirmation mérite quelques explications complémentaires afin d’expliquer pourquoi ce concept web se révèle être un échec.

Seesmic est un Twitter vidéo qui permet à chaque utilisateur de disposer de sa propre page et de créer directement des vidéos depuis sa webcam afin de les publier sur le site.

Alors, même si d’une manière générale le concept est bon, celui-ci ne se révèle pas adapté aux équipements et habitudes des internautes. Je vois ainsi 3 raisons à l’échec de Seesmic.

1ère raison:

L’utilisation de ce service nécessite la possession d’une webcam. Or, de nombreux foyers ne disposent pas de cette équipement. Provoquant de ce fait et dès sa mise en œuvre, la limitation du nombre d’utilisateurs potentiels.

De plus, le web permet un certain anonymat que la diffusion de vidéo par Seesmic supprime. Or, Mr Le Meur aime être vu, mais les internautes un peu moins, et cela, je crois qu’il a eu tendance à un peu l’oublier.

2ème raison:

Par nature, l’internaute est un zappeur. Grâce à sa souris, il navigue rapidement et frénétiquement de site en site. L’internaute est ainsi un individu actif.

Seesmic, par son concept, le rend passif et le fait devenir statique, spectateur de l’info qu’il reçoit par le biais des vidéos. Ce site va donc à l’encontre des habitudes des internautes.

3ème raison:

Enfin, même quand Seesmic propose aux internautes d’être actif, les contraintes technologiques rendent le concept inattractif. Car, la démarche de publication d’une vidéo est un processus lourd et contraignant.

Il faut allumer la webcam, préparer son intervention, s’enregistrer, vérifier sa production , l’améliorer si nécessaire pour enfin la publier. Toutes ces étapes demandent un effort à l’internaute qui se révèlent fastidieuses dans le temps, provoquant un désintérêt pour le concept.

Conclusion:

Mise bout à bout, ces 3 faiblesses empêchent Seesmic de devenir un acteur majeur du web et, en ces temps de crise, risque même de le faire couler.

Dans le meilleur des cas, Seesmic deviendra un fantôme numérique, présent sur le web mais à l’influence et à l’impact insignifiant.

En tous les cas, j’ai peur que les 12 millions de dollars investis par les capital risqueurs ne fassent pas de petits…

Web 2.0: une crise prévue depuis l’année 1862

L’économie suit des cycles et le monde du web n’y échappe pas.

La crise dans laquelle est rentrée le web était prévisible.

Le web vient en effet de connaitre son premier Cycle Juglar

Pour ceux qui ne savent pas à quoi cela correspond, un cycle Juglar est un cycle économique (période d’une durée déterminée qui correspond plus ou moins exactement au retour d’un même phénomène) de l’ordre de 7 à 11 ans. Il est  aussi appelé cycle des affaires.

Dans un livre paru en 1862, l’économiste Clément Juglar montrait qu’un cycle économique traditionnel suivait 3 phases: expansion, crise et liquidation.

D’autres économistes se sont interessés dans le temps au travaux de Juglar. Ainsi, l’économiste Alvin Hansen a  observé douze cycles de type Juglar entre 1837 et 1937 aux États-Unis. Ils ont duré en moyenne 8,33 années, cependant entre 1857 et 1937, leur durée moyenne chute à 8 ans.

Et bien, rappelez vous , la premier  crise de web, c’était en  2000 et aujourd’hui, on est en … 2008.

Bon, une fois que celle-ci sera passée, on aura un peu de temps devant nous, la prochaine ne serait qu’en 2016

Seesmic est presque mort.

Loïc Le Meur vient d’annoncer le licenciement de 7 de ses employés. C’est la moitié de son personnel qui se retrouve à la porte et le début de la fin pour sa société.

Car, même si celui-ci justifie sa décision par le fait que la récession et la crise économique durent aux Etat-Unis . Cette tentative de justification ne tient pas la route.

En effet, si une société licencie à sa première difficulté la moitié de son personnel, c’est que les problèmes sont beaucoup plus profonds.

Et pour Seesmic, ils sont au nombre de 2.

Il y a d’abord un business model bancal.

En effet, beaucoup de personnes se sont demandés comment Mr Le Meur allait pouvoir tirer des profits de son concept. Quand on voit les trésors d’imagination de Google pour parvenir à rentabiliser et monétiser Youtube, on se rend compte que Mr Le Meur va droit dans le mur avec Seesmic.

Il y a ensuite le fait que Seesmic ne plait pas aux internautes et ne décolle pas.

Pour cela, il n’y a qu’à regarder les requêtes de recherche du mot Seesmic dans Google.

C’est une succession de pic mais à aucun moment, elle ne décolle pas. Pire, on pourrait même dire qu’elle a tendance à décroitre.

Au contraire d’un Twitter qui a un moment, a réellement trouvé auprès des utilisateurs son intérêt et son utilité.

Il ne reste donc probablement plus que quelques mois à vivre à Seesmic.

Le Web08 s’annonce mal.

Vers un nouveau moteur de recherche: le dézlioteur.

Zlio vient de mettre en ligne son nouveau concept d’ecommerce où tout le monde peut proposer ses articles à la vente et où tout le monde peut les revendre en se prenant une marge. C’est plus clair expliqué par lui, le fondateur de Zlio.

Ainsi, si le fournisseur A propose un petit voiture rouge à 10 euros, le Zlionauteur B peut la proposer à la vente sur son site à 15 euros tandis que le Zlionauteur C peut en demander 20 euros.

Et bien vous, au final, si vous ne connaissez pas le Zlionauteur B, mais seulement le Zlionauteur C, vous perdez 5 euros.

Face à ce problème et pour remédier à notre pouvoir d’achat qui baisse, je suis sûr que d’ici quelques temps, on va voir apparaitre un nouveau moteur de recherche: le Dézlioteur.

Son but sera simple: retrouver le vendeur le moins cher pour chaque article.

Le web est cruel. Mais je prends le pari…